The Journal of Helene Berr

By Hélène Berr

Not due to the fact The Diary of Anne Frank has there been any such booklet as this: The pleased yet finally heartbreaking magazine of a tender Jewish lady in occupied Paris, now being released for the 1st time, sixty three years after her dying in a Nazi focus camp.

On April 7, 1942, Hélène Berr, a 21-year-old Jewish pupil of English literature on the Sorbonne, took up her pen and began to maintain a magazine, writing with verve and magnificence approximately her lifestyle in Paris — approximately her reviews, her buddies, her becoming affection for the “boy with the gray eyes,” in regards to the solar within the dewdrops, and in regards to the impression of the becoming regulations imposed through France’s Nazi occupiers. Berr introduced a prepared literary sensibility to her writing, a expertise that renders the tale it relates the entire extra wealthy, the entire extra heartbreaking.

The first day Berr has to put on the yellow celebrity on her coat, she writes, “I held my head excessive and seemed humans so directly within the eye they grew to become away. yet it’s hard.” extra, many extra, humiliations have been to stick with, which she files, now so one can posterity. She wishes the magazine to visit her fiancé, who has enrolled with the unfastened French Forces, as she is familiar with she would possibly not stay for much longer. She used to be correct. the ultimate access is dated February 15, 1944, and ends with the chilling phrases: “Horror! Horror! Horror!” Berr and her kin have been arrested 3 weeks later. She went — as was once came upon later — at the demise march from Auschwitz to Bergen-Belsen, the place she died of typhus in April 1945, inside of a month of Anne Frank and simply days sooner than the liberation of the camp.

The magazine did ultimately achieve her fiancé, and for over fifty years it used to be stored deepest. In 2002, it used to be donated to the Memorial of the Shoah in Paris. ahead of it was once first released in France in January 2008, translation rights had already been offered for twelve languages.

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C’est même plus doux et plus paisible que l. a. réalité qui nous entoure. Tante Marianne a l’air crucifiée. Elle est l. a. seule qui reste de cette génération, maintenant, et c’est là le grand drame. Oncle Émile, Bonne Maman, Tante Laure, tous disparus. Elle était assise auprès du lit pendant des heures, sans rien dire, l. a. tête inclinée de côté dans ses fourrures, los angeles determine aussi pâle et tirée que celle de Bonne Maman. Aucun de nous n’approchera de son chagrin. C’est dans le lit où est morte Bonne Maman que je suis née, et Maman aussi. Maman me l’a dit cet après-midi. Cela m’a réconfortée, que los angeles vie et l. a. mort soient ainsi mêlées. J’ai retrouvé ce soir los angeles lettre de Jean du 27 juin, où il me parlait de Bonne Maman, au second où elle était si mal. Maintenant, six mois après, comme tout a changé : un vide s’est fait autour de moi. J’aurais tant voulu que Bonne Maman le connaisse ; il me semble qu’il m’aura manqué une bénédiction. Si elle l’avait connu, le fait qu’elle lui ait souri, qu’elle lui ait parlé, l’aurait intégré d’un seul coup dans ma vie intérieure et ma vie passée. Je souffre tant de ne pouvoir le faire, avec cette absence si longue survenue après une connaissance si imparfaite. Lundi soir, 29 novembre Je reviens de chez Tante Marianne. Comme c’est triste. Il y avait là Denise qui parle en regardant en l’air, si grande, et marchant avec peine, posant sans cesse les mêmes questions. Et soudain, quel spectacle pour Tante Marianne si bouleversée par los angeles mort de Bonne Maman, se mettant à chanter à tue-tête et à danser lourdement, à chanter des refrains de caf conc' qu’elle a en disques. Et c’est le seul second où elle parle correctement et avec suite. Tante Marianne était si contente de ma visite. Je ne réalise pas ; je ne parviens toujours pas à mettre bout à bout les deux choses, l. a. Bonne Maman qui était avant, et celle de ces derniers jours. C’est l. a. première qui va vivre maintenant, et dont le memento, lorsque peu à peu j’en prendrai judgment of right and wrong, me causera de l. a. peine. De l’autre, je n’ai éprouvé aucune crainte, mais il me semblait qu’elle m’était étrangère. Je ne suis pas entrée dans l. a. chambre pendant l. a. mise en bière, pas parce que j’avais peur (j’aurais pu surmonter cette crainte, et d’ailleurs, elle n’était pas changée), mais parce que ce n’était pas Bonne Maman pour moi. Je suis restée une partie de l’après-midi à côté du cercueil ; ce matin, j’ai acheté des œillets, hier des violettes pour mettre dans l. a. bière ; et rien de cela ne m’a émue. J’ai arrangé les fleurs sur le cercueil. Ce soir, en rentrant, j’ai trouvé parmi les lettres de condoléances deux lettres exquises de Nadine Henriot et de Mme Crémieux. Cela me fait pleurer de recevoir l’affection des autres. Et soudain je me suis aperçue que c’était toutes deux des amies que j’avais connues par Françoise. A l. a. pensée de Françoise, mon cœur s’est serré. Demain, il faudra que je descende à los angeles station de métro Père-Lachaise. C’est dans cette station, il y a à peu près un an, vers cinq heures, que j’ai parlé pour l. a. première fois longuement avec Mme Schwartz, les rames de métro passaient sans cesse ; et sur le banc du quai, nous parlions.

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